Sanary, seule commune de la circonscription à conserver la semaine de 4,5 jours

En 2014, le décret Hamon prévoyait, à titre expérimental, pour une durée de trois ans, des adaptations à l’organisation de la semaine scolaire. Ainsi à la rentrée 2017,  l’organisation de la semaine scolaire sur 4 jours dans les écoles maternelles et élémentaires publiques a été rendue possible par dérogation au cadre général de 4,5 jours. Pour cette rentrée 2018-2019, sur la circonscription de Sanary, qui rassemble les communes du territoire Sud Sainte Baume, seule Sanary conserve les fameux TAP (Temps d’Activités Périscolaires), donc la semaine de 4,5 jours. Consulté par le directeur académique, le Maire Ferdinand Bernhard avait donné son avis, à savoir poursuivre sur cette semaine de 4,5 jours. Au final, après avoir recueilli les avis des conseils d’écoles, et celui du maire, la décision du directeur académique a été de maintenir  la semaine de 4,5 jours sur cette commune. Il faut savoir que pour cette rentrée scolaire, 82% des enfants scolarisés sur Sanary ont participé aux TAP  contre 70% au lancement de cette réforme. Et du chemin a été parcouru, avec un dispositif qui a fait aujourd’hui ses preuves. Ces TAP permettent sur certaines activités, de poursuivre des projets pédagogiques portés par l’école, exemple la réalisation d’une fresque contre la discrimination à l’école de la Vernette ou offrir aux enfants un large panel d’activités culturelles, artistiques et sportives auxquels ils n’auraient pas forcément accès. Exemple les échecs, le yoga, la boxe, l’apprentissage de langues vivantes, la robotique, la musique, la danse… Comme nous expliquait un prestataire, Fabien Guy du TC  Rosaire: « On les initie à une discipline et on retrouve ensuite beaucoup d’entre eux dans nos clubs. C’est une découverte pour eux, et il y a souvent du coup une prolongation ». Pour Thierry, de l’IFAPE, ces TAP sont une très bonne chose: « J’interviens sur le volet sécurité routière auprès des maternelles. Ils découvrent les panneaux, les réflexes à avoir en vélos, à pied ou à trottinette, c’est vraiment un plus pour eux». Sylvain André enseigne elle le yoga auprès des plus petits, et son message passe à merveille, les enfants découvrent des postures, la respiration, dans une ambiance « zen ». Quant à Jason Munoz, elle apprend aux élémentaires la danse, en utilisant l’Espagnol, de part ses origines: « L’esprit est d’apprendre une langue d’une autre manière, et les enfants intègrent mieux certains mots, tout en apprenant à danser, à se situer dans l’espace ». Autre discipline enseignée, les échecs: « Ils apprennent la mémorisation, les échecs permettent de développer certaines facultés, et on voit qu’il y a ensuite une répercussion dans leurs apprentissages » souligne Zakaria (Sanary Echecs). Le numérique tient aussi une bonne place, dans la continuité des classes numériques, les enfants apprennent le montage, sont sensibilisés aussi à l’usage d’internet. Et comme l’explique Josian (Odel Var): « En apprenant certaines techniques de retouche d’images, ils se méfient justement plus de ce qu’ils voient ensuite sur les réseaux sociaux, ils comprennent qu’on peut trafiquer une image, une vidéo, cela aide à développer leur esprit critique ».  Ces TAP ont été mis en place par la commune, dans la lignée des dispositifs existants (Ecole du Développement Durable, Classes Numériques), avec un souci de qualité et d’offrir le meilleur aux enfants, avec un suivi permanent de l’apport pour les enfants. Ainsi pas moins de 299 enfants de maternelle sur 374 au total ont participé au TAP, et ils étaient 480 en élémentaire sur 596 scolarisés.

Imprimer